Page 46 - eco-savoirs pour tous
P. 46
Dans cette conception, que peu de preuves venaient jusqu’alors conforter,
la rotation terrestre aurait été en outre sous-évaluée parce qu’on la considérait
comme une force relativement peu impactante. Or, cette force pourrait peut-
être influer tout de même sur le comportement de la surface terrestre, et par
voie de conséquence sur l’évolution écologique et phénoménologique de la
planète, en tenant compte notamment de la vitesse de rotation interne de son
noyau profond, une boule métallique plus ou moins solide, entretenant une
dynamo énergétique qui agirait sur la dilatation thermique des couches supé-
rieures, comme découvert en 1936 par la danoise Inge Lehmann (1888-1993).
En d’autres termes, un tel renouvellement différemment compensé de
la croûte terrestre induirait que la Terre n’aurait pas seulement changé d’as-
pect, mais aussi de dimensions, dans le temps, se dilatant et se contractant
en outre sous l’effet de conjonctions cosmiques périodiques et de fluctua-
tions de gravité, thèses déjà soutenues en partie en 1937 par l’un des
maîtres de la géologie, Samuel Carey (1911-2002), qui fut le premier à for-
muler l’hypothèse d’une Terre en gonflement variable.
Des recherches futures permettront éventuellement de trancher ce dé-
bat, mais en attendant, il faut s’en tenir aux théories les plus pertinentes et
les plus utiles pour la gestion de notre biome terrestre, qui faute de preuves
suffisantes ne prennent pas en compte ces hypothèses.
Un super-continent appelé Pangée occupait toute la
surface émergée terrestre il y a 250
millions d’années (Permien).
46 Eco-Savoirs pour tous rev.1.4 fr © LEAI Marc CARL

